
✝ Deuxième dimanche de Carême : La Transfiguration de Jésus
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 17, 1-9)
Le mystérieux “secret messianique”
Dans ce passage, Jésus nous emmène sur une haute montagne en compagnie de trois de ses proches, Pierre, Jacques et Jean. Moïse et Élie, qui ont tous deux vécu une rencontre avec Dieu sur une montagne et ont eu le privilège de rencontrer intimement le Seigneur, les y rejoignent ; ils lient ainsi l’ancienne Loi à la Gloire divine de Jésus qui se manifeste aux hommes et à l’annonce de sa Résurrection. “Il est bon que nous soyons ici”. Les disciples laissent éclater leur joie en ce moment privilégié, Est-ce que je me donne les moyens de vivre des temps spirituels avec d’autres durant le Carême ? Quel est le lieu, le groupe, le moment où je me ressource durant ce temps ? “Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui je trouve ma joie : écoutez-le”. Moïse et Elie sont ici les témoins de la relation particulière de Jésus avec son Père, qui renouvelle les paroles prononcées au moment du baptême dans les eaux du Jourdain “Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie.” (Mc 1, 11). “Relevez-vous et soyez sans crainte”. Jésus nous invite à la fidélité et à la confiance en la parole de Dieu. Il nous invite à « nous laisser transformer », à vivre en transfigurés et à reprendre la marche avec Dieu. Cette transfiguration est un appel à l’éveil intérieur et à la lumière du Christ dans nos vies quotidiennes. Nous laissons-nous envahir par cet appel ? “Ne parlez de cette vision à personne, avant que le Fils d l’homme soit ressuscité d’entre les morts”. Les disciples retrouvent le quotidien : comment vivons-nous notre quotidien dans la foi ? Comment laissons-nous la lumière du Christ transfigurer nos cœurs, nos actions et notre quotidien ? Mettons cette invitation en pratique dans la méditation, le silence, l’écoute de la parole de Dieu et disposons-nous à vivre comme enfants de lumière, “Laissons-nous transformer par la lumière du Christ. Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur”. Sommes-nous dans les meilleures dispositions pour le faire ?